Suite de la loi Santé: ratification des ordonnances

En séance publique au Sénat, Elisabeth Doineau est intervenue dans le cadre de l’examen de deux projets de loi ratifiant des ordonnances prévues par la loi Santé dont elle a été la corapporteure.

Le premier vise à créer l’agence Santé publique France par la fusion de l’INPES, de l’INVS et de l’EPRUS.

Le second prévoit une expérimentation pour mieux évaluer la quantité de médicaments exportés et ainsi éviter les pénuries liées à un excès d’exportation.

INPES: Institut national de prévention et d’éducation pour la santé / INVS: Institut de veille sanitaire / EPRUS: établissement de préparation et de réponse aux urgences

Colloque sur la vaccination au Sénat

colloque-vaccination-adultes-avnir-2-161018Dans le contexte d’intérêt accru porté au thème de la vaccination, l’association de patients AVNIR (Associations VacciNation Immunodéprimées Réalités) a organisé, au Sénat, le colloque « Vaccination des adultes à risque: les associations prennent la parole », auquel j’ai pu prendre part.

Deux questions ont animé les débats :

  • Comment intégrer la vaccination dans les parcours des patients ?
  • Comment sensibiliser les patients au risque ?

Alors qu’en 2005, seulement 10% des Français se méfiaient des vaccins, ils étaient 40% en 2010, selon l’INPES (aujourd’hui Santé publique France).

Le diagnostic est clair. La politique vaccinale est à revoir :

  • La distinction entre les vaccins recommandés et les vaccins obligatoires ne tient plus. Certains seraient sûrs et efficaces ? D’autres plus risqués ou ayant des bénéfices moindres ? Cela crée de la suspicion.
  • Les messages ne sont pas adaptés aux publics visés, créant confusion et amalgames.
  • Les liens entre les laboratoires et les professionnels de santé, voire les politiques sont jugés peu clairs par beaucoup de concitoyens.
  • Les campagnes de vaccination sont opportunistes (liées à un épisode de grippe saisonnière particulièrement virulent) et non pas programmatives, c’est-à-dire répondant à un enjeu de santé publique structurel.

Ce colloque a eu vocation à apporter des solutions à cette réalité. Je peux en avancer quelques-unes :

  • Des campagnes d’information adaptées à chaque population ciblée.
  • Eviter la gestion par la peur comme cela a pu être le cas avec le H1N1.
  • Etre factuels et pédagogues sur le rapport bénéfice/risque des vaccins.
  • Former les professionnels de santé à être pédagogue face à la vaccination et potentiellement ouvrir cet acte à d’autres professionnels plus aux contacts des populations éloignés du système de santé.

La politique vaccinale nécessite désormais d’être réformée et portée par une volonté politique forte. Nous avons perdu le sens de la vaccination face à la disparition de certaines maladies. Elle est pourtant l’un des meilleurs outils pour prévenir les maladies infectieuses graves. Une couverture vaccinale forte est l’assurance d’une société en bonne santé.

Loi Egalité et Citoyenneté: la voiture balai du quinquennat Hollande

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Photo Sénat copyright Sénat

Pendant deux semaines, le Sénat a examiné en première lecture le projet de loi relatif à l’égalité et à la citoyenneté et l’a adopté par 177 voix contre 146.

Ce projet de loi vise à :

  • encourager l’engagement citoyen des jeunes, via la création d’une réserve citoyenne et l’extension du service civique ;
  • favoriser la mixité sociale et développer la construction de logements sociaux ;
  • lutter contre les discriminations et favoriser la cohésion et l’intégration.

Initialement composé de 41 articles, le texte a débordé de son champ initial en passant à 217 articles après le passage à l’Assemblée nationale. Les raisons sont les suivantes :

  • politiques: monter en marqueur pour la gauche en vue de rassembler avant les futures échéances nationales et pour gommer un peu les fractures de la loi Travail.
  • pratiques: il s’agit du dernier grand projet de loi (hormis les projets de budget) qui ira au bout de la navette parlementaire avant la fin du quinquennat.

Le Sénat a donc veillé à recentrer le texte sur ses objectifs principaux et a ainsi décidé de supprimer de nombreux dispositifs.  En commission spéciale, il a notamment :  Lire la suite

RSI, un acronyme qui déchaîne les passions

Logo RSI
RSI, un acronyme qui déchaîne les passions, voire l’exaspération, depuis quelques années.

Depuis 2008 et la réforme du régime des indépendants, les raisons n’ont pas manqué de s’interroger sur l’efficacité du dispositif. Le traitement des dossiers a souvent été qualifié de lent et de « parcours du combattant ». La désorganisation a eu des conséquences financières avec des millions de cotisations non recouvrées.

L’audition de M. Gérard Quévillon, président, et de M. Stéphane Seiller, a permis d’échanger sur les perspectives et de connaître les travaux du comité de suivi.

J’ai invité nos interlocuteurs à s’appuyer davantage sur leurs assurés. Trop d’indépendants sont encore excédés par le fonctionnement et surtout par le montant des retraites. Même si la situation s’est améliorée grâce à une gestion maîtrisée, il n’en demeure pas moins que des progrès sont à poursuivre. Faire de ses assurés des ambassadeurs oblige à l’efficience et à l’efficacité du système.  Lire la suite

Carnet de bord du tournage de « Manger c’est voter »

Dans le cadre de l’émission « Manger c’est voter », j’ai parcouru la Mayenne en compagnie de Périco Légasse à la rencontre d’agriculteurs ayant fait le pari d’une production « raisonnée » et de qualité.

L’objectif de l’émission est de promouvoir les terroirs français, la diversité de leurs ressources alimentaires et leurs traditions culinaires.

Le journaliste Périco Légasse défend avec conviction le choix d’une alimentation bio, artisanale et de saison, respectant l’environnement et préservant notre santé.

Cette pérégrination à vocation pédagogique  a donné lieu à de belles rencontres, des professionnels passionnés qui nous ont fait découvrir leurs savoir-faire.

Après être passés sur le marché de Laval, nous sommes allés à la Légumerie 53 où Elisabeth de Vitton a présenté l’association qui transforme les légumes du terroir afin d’approvisionner la restauration collective.  L’association accompagne la démarche initiée par le conseil départemental qui s’est engagé à approvisionner les assiettes des collégiens avec 100 % de produits français et 50% de produits du département. Tout en soutenant les agriculteurs mayennais, cette initiative a permis d’améliorer la qualité des produits servis dans la restauration collective et par conséquent, de limiter sensiblement le gaspillage alimentaire. Lire la suite