Réunion avec Jacqueline Gourault sur la prise en charge des MNA

IMG_1917 2.pngJeudi 12 octobre, Élisabeth Doineau a rencontré Madame la ministre auprès du ministre de l’Intérieur, Jacqueline Gourault pour présenter les conclusions de son rapport d’information sur les mineurs non accompagnés.

Ce sont les conseils départementaux, au titre de leur compétence en matière de protection de l’enfance, qui sont en charge d’évaluer, de mettre à l’abri et d’accompagner ces publics.

Mais aujourd’hui, les départements et leurs agents se retrouvent largement dépassés financièrement et humainement. Depuis 2014, l’augmentation du nombre de mineurs non accompagnés est exponentielle : de 13 000 mineurs en 2016 à 25 000 d’ici la fin de cette année, selon les estimations. Un accueil dans de bonnes conditions ne peut plus se faire et cela met en danger la politique de protection de l’enfance.

Face à ce phénomène sans précédent, la sénatrice a témoigné de l’urgence de la situation auprès de la ministre. Cette problématique déborde du champ de compétences des conseils départementaux. Elle est directement liée à la gestion des flux migratoires, prérogative de l’État. 

Or, l’Etat ne finance qu’un dixième des 155 millions d’euros engagés par les départements au titre de la phase d’évaluation et de mise à l’abri. L’assemblée des départements de France évalue à un milliard d’euros le coût total de la prise en charge cette année.

Elisabeth Doineau a proposé à la ministre la mise en place de plateformes régionales ou interdépartementales permettant l’accueil, l’évaluation et la mise à l’abri des mineurs non accompagnés, pour bénéficier de l’expertise des services de l’Etat et rationnaliser les moyens dans cette phase cruciale.

Au cours de cet échange, Jacqueline Gourault a annoncé que le Gouvernement, bien conscient des enjeux, proposerait d’ici le début de l’année 2018 un certain nombre de mesures pour remédier à cette situation. Un ambassadeur chargé des migrations a été dernièrement nommé. Elle a suggéré que dans son champ de compétence soit ajouté le combat contre les filières de passeurs qui sévissent en Afrique notamment.