Accès aux soins : au tour du CESE de donner son avis !

unnamed (2)Mercredi 13 décembre 2017, Élisabeth Doineau, en sa qualité de déléguée à l’accès aux soins, a assisté à la présentation du projet d’avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur les « déserts médicaux » et en présence de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn.

Une évaluation basse estime que 8% de la population française (5,3 millions d’habitants) vit dans un « désert médical ».

Suite à une veille des pétitions en ligne, le CESE s’est autosaisi pour mener un travail de documentation et de recommandation sur cette problématique grandissante pour nombre de Français.

Ce projet s’inscrit dans la continuité du rapport d’information du Sénat « Accès aux soins : promouvoir l’innovation en santé dans les territoires », du plan gouvernemental « Renforcer l’accès territorial aux soins » et du rapport de la Cour des Comptes « L’avenir de l’assurance maladie ». Preuve que ce sujet mobilise tous les acteurs.

Les rapporteurs, Sylvie Castaigne, médecin hospitalier et professeure d’hématologie et Yann Lasnier, secrétaire général de la fédération Léo Lagrange, ont concentré leurs conclusions sur dix préconisations.  Lire la suite

Situation des maîtres-nageurs sauveteurs: réponse à ma question écrite

swimmers-79592_1920Question n° 02260 adressée à Mme la ministre des sports
Publiée le : 30/11/2017
Texte de la question : Mme Élisabeth Doineau attire l’attention de Mme la ministre des sports sur la situation préoccupante de la profession de maître-nageur sauveteur (MNS). Pour exercer cette profession, il est nécessaire d’acquérir le brevet professionnel de la jeunesse de l’éducation populaire et du sport mention activités aquatiques et de la natation (BPJEPS AAN). La formation se déroule dans un centre de ressources et d’expertise et de performances sportives (CREPS), pour une durée d’un an. Un parcours complet de formation coûte entre 5 000 et 8 000 euros. Du fait de la longueur et du coût de la formation, il n’est pas rare de constater une pénurie de MNS sur les territoires. Si le diplôme de maître-nageur est un rempart contre le chômage, un grand nombre de MNS exerce, néanmoins, en temps partiel ou de façon saisonnière. Deux décrets ont pour objectif de répondre à cette pénurie en élargissant à d’autres diplômes la capacité d’encadrer et d’enseigner la natation. Mais les MNS s’inquiètent des conséquences pour la sécurité des publics encadrés et pour l’avenir de leur profession. Le premier décret (n° 2017-766 du 4 mai 2017) permet aux titulaires du brevet national de surveillant sauvetage aquatique (BNSSA) et du brevet national de pisteur-secouriste d’enseigner en milieu scolaire. Jusqu’alors, les BNSSA (formation d’une semaine) ne pouvaient qu’assister les MNS. Quant aux« pisteurs-secouristes », ils ne disposent pas de formation pédagogique. Le second décret (n° 2017-1269 du 9 août 2017), dans une visée de clarification et de simplification, semble ouvrir la porte de l’apprentissage de la natation à d’autres personnels que les MNS. Aussi, elle lui demande quelles mesures elle compte mettre en œuvre pour garantir une sécurité optimale, notamment pour les publics scolaires mais également pour assurer l’avenir de la profession de maître-nageur sauveteur, qui bénéficie de la formation la plus exigeante en la matière.

Réponse de Mme la ministre des sports 

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Budget 2018 : baisse des APL et des loyers en débat au Sénat

appartment-building-835817_1920.jpgCe mercredi 6 décembre, le débat sur le projet de loi de finances (PLF) pour 2018 s’est poursuivi avec l’examen de la mission cohésion des territoires et son volet logement.

L’essentiel des discussions s’est concentré sur l’article 52, certainement l’article le plus attendu du projet de loi de finances pour 2018, puisqu’il introduit la « réforme des aides au logement et de la politique des loyers dans le parc social ».

Celui-ci prévoit une réduction de 1,5 milliard d’euros du montant des aides personnelles au logement (APL), à compenser par une baisse à due concurrence des loyers, en particulier dans le parc HLM.

Le groupe Union Centriste (UC) a manifesté son inquiétude sur le financement du logement social, se faisant le porte-voix des collectivités locales.

« Si le Groupe est favorable à une nécessaire réforme, je constate un manque de concertation et de stratégie dans les mesures proposées par le Gouvernement, où seule la vision comptable prime», regrette Elisabeth Doineau.

Elle ajoute : « Le Gouvernement voit le logement social comme une charge. Or, il faut voir ce que cela apporte en termes économique, fiscal et surtout social ! Rien que dans les Pays de la Loire, la mesure risque de détruire 6 500 emplois et ferait perdre près d’un demi-milliard d’investissement».  Lire la suite