Question orale: Accompagnants des élèves en situation de handicap dans l’enseignement agricole public

landscape-3178134_1920.jpg
Le 20 mars 2018, Elisabeth Doineau interrogera Madame la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, sur la précarité des accompagnants des élèves en situation de handicap dans l’enseignement agricole public. Retrouvez ci-dessous, d’ores et déjà, sa question: 

Question n° 0259S adressée à Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées
À publier le : 01/03/2018
Texte de la question : Mme Élisabeth Doineau attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur la situation des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) dans l’enseignement agricole public. Ils sont les garants d’une inclusion scolaire bienveillante pour l’enfant. Malheureusement, les auxiliaires de vie scolaire doivent composer avec la précarité de leur fonction (des contrats souvent à durée déterminée ou à temps partiel), ce qui peut nuire à la relation avec le jeune, qui a besoin de nouer une relation de confiance avec l’accompagnant. Cette précarité prend également la forme d’une différence de traitement entre les personnels sous statut AESH dans l’enseignement agricole public et ceux employés dans l’éducation nationale. Selon le syndicat national de l’enseignement technique agricole public (SNETAP), un différentiel de rémunération de près de 25 % existerait au détriment des premiers. Il faut y voir la conséquence du mode de calcul retenu : le salaire s’établit sur le nombre de semaines de présence réelle du jeune accompagné. Ainsi, pour une trentaine d’heures de travail par semaine, un accompagnant peut se retrouver avec une rémunération d’à peine 800 euros, ce qui est inférieur au seuil de pauvreté. Développer la reconnaissance du métier d’AESH participe à une plus grande reconnaissance des personnes atteinte de handicap. Aussi, elle lui demande quelles mesures elle compte mettre en œuvre pour garantir une équité de traitement entre les personnels travaillant dans l’enseignement agricole public et l’éducation nationale en termes de rémunération mais également de droit à formation.