Audition du secrétaire d’Etat à la protection de l’enfance

Audition Taquet 190313.jpgCe matin, en commission des affaires sociales du Sénat, nous avons reçu en audition le secrétaire d’état chargé de la protection de l’enfance, Monsieur Adrien Taquet. Nous avons salué unanimement cette nomination. Rappelons que plus de 340 000 mineurs font l’objet d’au moins une mesure de protection de l’enfance en France (chiffre 2017) et plus de la moitié sont placés.

En tant que rapporteure, j’ai souhaité rappeler au ministre que le premier sujet est de garantir des moyens financiers  suffisants aux conseils départementaux. Car, depuis la prise de cette compétence par les départements, le fonds national de protection de l’enfance n’a jamais fait l’objet d’une remise à jour budgétaire en adéquation avec les besoins nécessaires pour répondre pleinement et parfaitement à cette problématique.

Par ailleurs, voici les points sur lesquels j’ai interrogé le ministre :

Ces jours derniers, il a été annoncé des mesures destinées à accompagner les sorties de l’Aide Sociale à l’Enfance, en lien avec les conseils départementaux, et à faciliter l’accès des mineurs placés aux études supérieures, ce qui est essentiel pour ne pas rompre l’accompagnement de ces jeunes et s’assurer de leur insertion sociale et professionnelle. Cependant, pour atteindre ces objectifs, il convient également d’améliorer la prise en charge de ces jeunes avant leur sortie.

La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié le mois dernier un rapport sur la bientraitance des mineurs accueillis dans les établissements de la protection de l’enfance. Elle constate que « le retard de scolarisation, la déscolarisation et le décrochage scolaire interrogent la discontinuité du parcours et les collaborations avec l’Education  nationale ». J’ai donc interrogé Adrien Taquet sur les actions qu’il compte mener pour renforcer l’accompagnement scolaire des mineurs placés afin de lutter contre le décrochage.

Concernant l’élaboration d’un pacte pour l’enfance, il est question de renforcer l’accompagnement des parents. J’y suis très favorable et j’ai eu l’occasion de le dire, la semaine dernière, lors de mon intervention sur la proposition de loi sur les violences éducatives ordinaires.

Comment renforcer l’apprentissage à la parentalité? Quelles nouvelles missions confier aux services de la Protection Maternelle et Infantile (PMI) pour les associer pleinement à ces politiques publiques?