Traumatisés crâniens: un enjeu de santé publique

UNAFTC 190312En juin dernier, l’association de familles des traumatisés crâniens (AFTC) 53 était créée en Mayenne à l’initiative de plusieurs familles concernées par ce handicap. J’ai accueilli à ma permanence la présidente, Madame Marie-Annick Hureau, la vice-présidente, Madame Christine Gourdet et la secrétaire de l’association, Madame Nicole Monsimier. Leurs visites m’ont permis de mesurer à quel point les traumatismes crâniens et les lésions cérébrales impactent durablement la vie des personnes atteintes et de leurs familles (troubles du comportement, perte de mémoire, de repère, irritabilité voire aggressivité, etc.).

Suite à ces échanges, j’ai souhaité organiser une rencontre au Sénat avec le président de l’UNAFTC, Monsieur Emeric Guillermou.

Ce temps a été particulièrement intéressant. Il nous a permis de rappeler que ces traumatismes étaient la première cause de handicap acquis, que le problème réside dans le caractère « invisible » des séquelles, que le préjudice de dépersonnalisation était souvent bien présent…

Nous avons beaucoup échangé sur la prévalence des traumatismes crâniens chez les personnes incarcérées, plus de 30% (à comparer avec la prévalence de 8,5% dans la population générale) ! Chaque année, ce sont près de 250 000 personnes qui subissent un traumatisme crânien ou des lésions cérébrales. Un véritable enjeu de santé publique.

Très touchée par les témoignages des adhérentes de l’AFTC 53 et par les explications du président de l’UNAFTC, j’ai décidé de m’investir pleinement sur ce sujet.