Auditions « Sport et Santé »: Faut-il rembourser la prescription d’une activité physique?

A l’heure où les activités physiques et sportives sont au ralenties, la commission des Affaires sociales et de la Culture du Sénat ont organisé le 21 janvier 2021 des tables rondes autour du thème « Sport et Santé ».

Les bénéfices de l’activité physique et sportive

Les tables rondes[1] ont permis de mesurer l’impact de l’activité physique sur la bonne santé des individus. Nous avons pu bénéficier del’expertise collective de l’Inserm[2] qui a analysé et synthétisé les données scientifiques disponibles en France. Il n’est plus à démontrer qu’une activité physique adaptéepeut limiter l’évolution et les éventuelles complications des maladies chroniques, ainsi qu’apporter un rétablissement significatif.

En améliorant l’immunité, elle est un complément au traitement médicamenteux. Il a été mis en avant les effets positifs de l’association de l’activité physique avec la prise d’un traitement pour les cancers : diminution de la mortalité de 28% dans un groupe pratiquant une activité sportive, dont les personnes sont atteintes du cancer du sein. Des résultats significatifs ont également été constatés auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de dépression.

Faut-il rembourser la prescription d’une activité physique ?

Depuis 2016, les médecins ont la possibilité de prescrire une activité physique à titre préventif et thérapeutique. La question d’une prise en charge par l’Assurance maladie reste posée tant la sédentarité s’est implantée dans notre société, du fait, notamment, de la généralisation des nouvelles technologies… Et alors même que la dimension financière est un frein important à la pratique sportive !

Promotion du sport : Du tout curatif au préventif

Transformer notre système de santé du curatif au préventif passe par la lutte contre la sédentarité.

Alors que seulement 5% des enfants respectent les recommandations (1h minimum d’activité physique par jour) aujourd’hui en France, une véritable promotion du sport associée à une politique ambitieuse est donc à développer. Elle est aussi une réponse aux autres défis que représentent les déséquilibres alimentaires et la perte d’autonomie liée au vieillissement de la population.

La Stratégie Nationale Sport Santé 2019-2024

C’est notamment dans l’optique des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris en 2024, que s’inscrit la stratégie nationale Sport Santé visant à améliorer l’état de santé de la population en favorisant l’activité physique et sportive de chacun.

Pour pallier aux freins à la prescription d’activités physiques par les médecins, des formations existent, telle que la formation de l’Activité Physique Adaptée (APA). Ces médecins et éducateurs spécialisés interviennent auprès de toute personne n’ayant pas, ou ne pouvant pas pratiquer, une activité physique dans des conditions ordinaires.

La création des Maisons Sport-Santé est l’une des mesures principales de la stratégie nationale. L’objectif est de permettre au plus grand nombre de personnes d’intégrer la pratique d’une activité physique et sportive dans son quotidien, de manière durable et adaptée.

Elles réunissent des professionnels de la santé et du sport et s’adressent notamment à des personnes en bonne santé qui souhaitent (re)prendre une activité physique avec un accompagnement spécifique ainsi qu’à des personnes souffrant de maladies chroniques nécessitant, sur prescription médicale, une activité physique encadrée par des professionnels formés. Elles sont aussi un levier pour lutter contre les addictions.

Ces espaces peuvent être des structures physiques intégrées au sein d’une association, d’un hôpital, d’un établissement sportif ou de plateformes digitales.

Découvrez les Maisons Sport Santé les plus proches de chez vous : https://www.sports.gouv.fr/pratiques-sportives/sport-sante-bien-etre/maisons-sport-sante/maisons-sport-sante-carte

Pour visionner en intégralité les tables-rondes « Sport Santé » du 21 janvier 2021 : https://videos.senat.fr/video.2056211_6007ef067949f.-audition-de-m-fleury–table-ronde-sur-la-sante-et-le-sport


[1] Audition de la commission des affaires sociales et de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication (https://videos.senat.fr/video.2056211_6007ef067949f.-audition-de-m-fleury–table-ronde-sur-la-sante-et-le-sport)

[2] Activité physique, prévention et traitement des maladies chroniques (https://www.inserm.fr/information-en-sante/expertises-collectives/activite-physique-prevention-et-traitement-maladies-chroniques)

Bioéthique : Visite de l’hôpital Foch à Suresnes

L’hôpital Foch est un établissement de santé privé d’intérêt collectif (ESPIC[1]) de près de 600 lits reconnu pour sa capacité d’innovation : première transplantation pulmonaire bilatérale au monde en 1989, première greffe de rein et d’utérus en France, etc.

À l’invitation du directeur général Jacques Léglise, j’ai pu visiter le service de maternité et de gynécologie du Professeur Jean-Marc Ayoubi, à la pointe en matière de médecine de la reproduction. C’est son équipe qui a réalisé la première greffe d’utérus de France.

Le parcours de chaque famille est facilité grâce à une aile dédiée et des espaces de repos adaptés aux jeunes parents. Le service maternité assiste près de 3 500 accouchements par an.

Alors que l’examen du projet de loi de bioéthique bat son plein à l’Assemblée nationale, j’ai également pu échanger avec le Professeur Ayoubi sur les techniques et les encadrements de l’assistance médicale à la procréation (ou PMA), sur l’autoconservation et le don des ovocytes, ou encore sur l’analyse génétique de l’embryon.

Dans la perspective de l’examen au Sénat du projet de loi, ces discussions ne manqueront pas d’alimenter ma réflexion.

[1] Les ESPIC répondent à trois engagements vis-à-vis du public : pas de limitation à l’accès aux soins ; pas de dépassement d’honoraires ; continuité du service (accueil 24h/24).

Interview: Les tables rondes du Sénat sur la maladie de Lyme

Au début du printemps, nous avons lancé, avec le président de la commission des affaires sociales du Sénat, une série de quatre tables-rondes (épidémiologie, biologie, diagnostic et manifestations cliniques) pour tenter de mieux comprendre la maladie de Lyme qui suscite d’importants débats.
Je reviens sur ces tables-rondes riches d’enseignements au cours d’une interview réalisée par Orne Lyme dans son émission Média’Tiques.

Renforcement de la protection des drapeaux des associations d’anciens combattants

Drapeaux  1.jpgLe 4 avril 2019, le Sénat a adopté la proposition de loi de ma collègue, Françoise Férat, relative à la protection des drapeaux des associations d’anciens combattants, dont j’ai été la rapporteure.

Cosignée par un grand nombre de sénateurs de différents groupes politiques, ce texte illustre le consensus qui règne au Sénat sur la question de la mémoire, en particulier de la mémoire combattante. Lire la suite

Traumatisés crâniens: un enjeu de santé publique

UNAFTC 190312En juin dernier, l’association de familles des traumatisés crâniens (AFTC) 53 était créée en Mayenne à l’initiative de plusieurs familles concernées par ce handicap. J’ai accueilli à ma permanence la présidente, Madame Marie-Annick Hureau, la vice-présidente, Madame Christine Gourdet et la secrétaire de l’association, Madame Nicole Monsimier. Leurs visites m’ont permis de mesurer à quel point les traumatismes crâniens et les lésions cérébrales impactent durablement la vie des personnes atteintes et de leurs familles (troubles du comportement, perte de mémoire, de repère, irritabilité voire aggressivité, etc.). Lire la suite

Audition du secrétaire d’Etat à la protection de l’enfance

Audition Taquet 190313.jpgCe matin, en commission des affaires sociales du Sénat, nous avons reçu en audition le secrétaire d’état chargé de la protection de l’enfance, Monsieur Adrien Taquet. Nous avons salué unanimement cette nomination. Rappelons que plus de 340 000 mineurs font l’objet d’au moins une mesure de protection de l’enfance en France (chiffre 2017) et plus de la moitié sont placés.

En tant que rapporteure, j’ai souhaité rappeler au ministre que le premier sujet est de garantir des moyens financiers  suffisants aux conseils départementaux. Car, depuis la prise de cette compétence par les départements, le fonds national de protection de l’enfance n’a jamais fait l’objet d’une remise à jour budgétaire en adéquation avec les besoins nécessaires pour répondre pleinement et parfaitement à cette problématique. Lire la suite

Adoption de la loi santé visuelle des personnes âgées en établissement 

glasses-107893_1920Le 16 janvier dernier, la commission des affaires sociales du Sénat examinait la proposition de loi relative à la santé visuelle des personnes âgées hébergées en établissement. Cette proposition de loi avait été adoptée à l’Assemblée nationale à l’initiative de notre collègue députée, Madame Agnès Firmin Le Bodo.

Hier, le Sénat a adopté conforme le texte. Mais, soyons honnêtes, le titre est bien plus ambitieux que le contenu et engendre bien des frustrations ! La proposition initiale a été en l’occurrence modifiée en ne permettant plus que des expérimentations dans quatre régions avec l’autorisation des directeurs généraux de l’ARS… Lire la suite