Elections américaines 2016

elections-americaines-2016Michael Moore l’avait prédit, les sondages l’avaient toujours contredit, finalement le peuple américain a choisi Donald Trump comme président.
Face à ce résultat qui nous interpelle parce que nous ne l’attendions pas, il n’en demeure pas moins que le vote d’un peuple est souverain et donc respectable.
Nos démocraties sont confrontées à de nombreuses difficultés, problèmes cumulés d’emploi, d’insécurité et d’immigration, accentués par un sentiment de déclassement, d’abandon, de non reconnaissance. De ce fait, à chaque rendez-vous électoral, les citoyens montrent de plus en plus un désir de tout bousculer. Ils veulent rompre avec le système établi.
Qu’en sera-t-il dans quelques mois en France ? Le même scénario peut se présenter. Est-ce notre avenir ?

Brexit or the comedy of errors…

Les annonces du départ de Nigel Farage de la tête du parti europhobe, UKIP, qui fait suite à la non-candidature de Boris Johnson au poste de Premier ministre, m’interpellent…

J’ai, d’une part, une pensée pour les Britanniques qui ont voté pour le Bremain, et d’autre part, une pensée pour ceux qui ont choisi le Brexit. Beaucoup se sentent aujourd’hui dupés, trompés, abandonnés par les leaders du mouvement anti-UE.

Irresponsabilité et inconséquence sont les mots qui me viennent pour décrire l’attitude des deux personnalités les plus virulentes pour sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne. Artisans du Brexit, ils n’ont aucun plan pour construire l’avenir et laissent les Britanniques à la dérive…

Les coups de théâtre se multiplient outre-manche depuis le référendum! Est-ce une reprise contemporaine de « the comedy of errors »? Il semble, en effet, que les œuvres de Shakespeare soient une source d’inspiration bien d’actualité, 400 ans après sa mort!

Brexit ou Bremain: Osons l’Europe !

brexitLe vote de demain est historique pour le Royaume-Uni et pour l’Union européenne. Quel qu’en soit l’issue, nous devons nous interroger sur l’avenir de l’UE. Stop ou encore ? Ou plutôt devrais-je dire : stop ou encore, mais en mieux, nettement mieux !

Revenons en arrière, en 2013, David Cameron, Premier ministre du Royaume-Uni, a ouvert la boîte de Pandore, lorsqu’il s’est engagé à organiser un référendum « pour ou contre le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne ».  Sa promesse lui a assuré sa réélection. Mais à quel prix ?

Le pays s’est fracturé entre europhiles et europhobes, entre urbains et ruraux, entre les générations, entre Écossais et Anglais, réveillant même des envies d’autonomie. Ces divisions se sont exportées outre-manche et les critiques n’ont pas manqué, qualifiant même l’Europe de gestionnaire sans vision se coupant des peuples : entre les excédés des tergiversations britanniques et les défenseurs du bloc européen.

Le climat entourant le débat s’est tendu, les propos devenant souvent haineux, le meurtre de la députée Jo Cox bouleversant le monde.

N’est-il pas temps que les dirigeants européens sortent de leur torpeur et osent aller de l’avant ? Car, l’Union européenne ne doit pas se résumer à la technocratie tatillonne bruxelloise. L’Union européenne, ce n’est pas non plus une concurrence exacerbée entre pays membres.

L’Union européenne, c’est le rassemblement de peuples qui s’unissent dans leurs diversités. L’Union européenne, c’est le partage de valeurs et de réalités communes. L’Union européenne, c’est le choix d’un destin commun.

Je souhaite que demain une nouvelle adhésion des Britanniques sonne l’espoir d’une nouvelle Europe et j’attends de la réunion du Conseil européen, des 28 et 29 juin, une réponse forte des dirigeants pour donner un nouveau souffle au projet européen. Osons l’Europe !

Comment le Sénat répare une « boulette » législative

hemicycle02_300.jpgAu détour d’un vote lors de l’examen de la loi NOTRe, les députés avaient supprimé les indemnités des présidents et des vice-présidents des syndicats infracommunautaires. Certains ont qualifié « l’incident » d’erreur, d’autres ont parlé d’accident législatif, c’est le cas de Marylise Lebranchu, ministre de la Décentration et de la fonction publique, d’autres encore ont indiqué qu’un tel scandale était inacceptable, Jacqueline Gourault affirmait de son côté que nous devions remédier à cette « malfaçon« … Pour ma part, je dis tout simplement qu’il s’agissait là d’une « boulette » législative!

En modifiant la carte intercommunale à marche forcée et sans véritable concertation avec les élus locaux, le Gouvernement s’est littéralement pris les pieds dans le tapis… En fermant aux nouvelles frontières intercommunales la gouvernance de toutes les compétences, le gouvernement avec la complicité aveugle de la majorité parlementaire avait d’un coup rendu impossible les versements des indemnités aux exécutifs des « petits » syndicats. Ceux-là même qui gèrent au quotidien, d’aucuns la ressource en eau et sa distribution, d’aucuns l’organisation de l’enseignement dans les écoles primaires en regroupement pédagogique…

Bref, la loi ne permettait plus d’indemniser ces élus locaux, dévoués, compétents, qui passent beaucoup de temps et dépensent beaucoup d’énergie sur le terrain! Comprenant, mais un peu tard, l’impasse dans laquelle il s’était engouffré, le Gouvernement cherchait une solution pour revenir sur la fatale décision… Christian Eckert, secrétaire d’Etat au budget, est même intervenu auprès des Trésoriers afin qu’ils continuent d’attribuer les dites indemnités en attendant le véhicule législatif qui permettrait de corriger l’erreur…

L’occasion a été saisie hier, lors de l’examen au sénat de la proposition de loi relative à la formation des élus locaux, le Gouvernement déposant un amendement permettant de maintenir l’indemnisation jusqu’au 1er janvier 2020. A l’unanimité, le Sénat a voté favorablement. Ce vote sera-t-il adopté conforme? Nous le souhaitons tous : l’injustice doit être levée!

La parole aux jeunes !

Marion et Louis déc. 2015

Marion et Louis avec Elisabeth Doineau dans l’hémicycle du Sénat

Marion et Louis ont, pendant une semaine, effectué leur stage d’observation de classe de 3ème au Sénat. Nous avons recueilli leurs impressions :

Marion :

Quand j’ai franchi les grilles du Sénat, le premier jour, le seul mot qui me vint à l’esprit fut « Oula ! ». Et puis deux heures plus tard, j’étais déjà perdue.

Cette semaine, j’ai appris beaucoup de mots compliqués, à faire des amendements, écrire des discours, assister à des séances publiques, etc.

Le Sénat est une institution qui représente les collectivités territoriales. Les 348 sénateurs, élus au suffrage universel indirect, examinent des projets de loi et peuvent même en proposer. Ils font des allers-retours entre leurs départements respectifs et le Sénat.

J’ai rencontré des personnes incroyables, très organisées, d’autres ravies de m’aider à retrouver mon chemin et même un futur président (ndlr : Louis, très désireux de faire de la politique). Je pensais que les personnes, qui y travaillent, seraient assez froides et fermées mais en fait elles sont adorables et soucieuses d’aider les « petits stagiaires ».

Pour conclure, je ne peux que souhaiter à tous les prochains troisièmes un stage aussi intéressant que le mien, durant lequel j’ai pu comprendre comment fonctionne une partie de notre société.

Louis :

Je suis arrivé au Sénat le lundi. Mon maître de stage m’a fait visiter le palais : la grande salle des Conférences, l’hémicycle, l’escalier d’honneur, sans oublier la buvette des sénateurs…

Je n’aurai pas pu imaginer un stage si dense, complet et vivant. Depuis tout petit je rêve d’une profession politique ! Le métier de sénateur a l’air compliqué car il faut non seulement être compétent mais aussi être organisé et à l’écoute de ses électeurs.

Nous avons assisté à des séances publiques et aussi à une séance de questions au Gouvernement, ce qui était très intéressant car les questions pouvaient être comprises par tout le monde.

Durant ce stage, j’ai appris que le Sénat était un acteur indispensable du fonctionnement de la République car contrairement à l’Assemblée nationale, il ne peut pas être dissout et il est garant de de la stabilité des institutions.

Un peu d’humour sur le projet de loi Macron

Pendant quelques semaines, pendant quelques jours, pendant quelques nuits, nous avons examiné le projet de loi Macron. Une épopée, avouons-le, 295 articles, 1797 amendements, des sujets aussi éclectiques que peuvent l’être la mobilité, les professions réglementées, l’économie numérique, les tribunaux de commerce, le travail le dimanche. Certains, à eux seuls, auraient pu faire l’objet d’un projet de Loi.

L’idée m’est donc venue d’établir un petit lexique, sans prétention, sans doute peu académique, sa seule ambition étant de faire acte d’impertinence après toutes ces heures de travail.

Pour commencer, un verbe : nous en conviendrons, à la question « que fais-tu », ces temps derniers, nous répondions malicieusement « je vais macronner » ! Lire la suite