EGAlim : au départ, une promesse, à l’arrivée, un miroir aux alouettes

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Devant la détresse du monde agricole, le Gouvernement avait lancé en juillet 2017 les états généraux de l’Alimentation. Cette excellente initiative devait répondre à l’avenir de toute une profession, avec un enjeu essentiel : la nécessité de garantir un revenu décent aux producteurs.

Elle devait aussi montrer des orientations fortes pour une alimentation saine, sûre et durable. Ces objectifs n’étaient pas sans remettre en cause nos modèles de production, notamment pour répondre aux attentes des consommateurs. Mais ce grand débat national, qui devait concilier le travail des uns et les choix des autres, n’a pas réussi à réconcilier les Français, bien au contraire.

Le 25 septembre 2018, le Sénat a adopté une motion tendant à opposer la question préalable sur le projet de loi qui en découlait. En conséquence, il n’a pas été adopté.  Lire la suite

« Manger c’est voter » en Mayenne !

« En septembre dernier, j’acceptai la proposition de Périco Légasse de réaliser un numéro de l’émission « Manger c’est voter » (Public Sénat) en #Mayenne. Vous pouvez désormais la visionner.
J’ai pris un grand plaisir à présenter la richesse des initiatives de notre département qui font le pari d’une production raisonnée et de qualité, pour recréer du lien par l’alimentation: la Légumerie 53, l’éleveur Bruno Pourias et ses Maine Anjou,la Brasserie de l’Oudon à Méral, les fromagers d’Entrammes et le lycée agricole de Château-Gontier.
La Mayenne est riche d’initiatives similaires. Tellement riche qu’il faudrait plus d’une émission pour toutes les présenter.
Je remercie toutes les personnes rencontrées de s’être prêtées au jeu et d’avoir si bien mis en valeur le dynamisme et le savoir-faire mayennais. »

Elisabeth Doineau

Tournage en Mayenne de « Manger c’est voter »

20160913_093138La consommation alimentaire est le souci de chacun. Elle doit devenir un acte citoyen au quotidien. C’est pourquoi, j’ai accepté la proposition de Périco Légasse de réaliser un numéro de l’émission « Manger c’est voter » (Public Sénat) en Mayenne et de lui présenter la richesse des initiatives de notre département en la matière.
Il est important de se réapproprier notre alimentation, de connaitre les aliments qui se retrouvent dans nos assiettes, de savoir par qui, dans quelles conditions et où ils sont produits.
Privilégier le local, c’est pérenniser les emplois sur un territoire, avoir un meilleur contrôle sur la qualité des produits et soutenir un savoir-faire.

Article France Bleu Mayenne sur la venue en Mayenne de Périco Légasse

 

PPL Compétitivité de l’Agriculture en 2ème lecture au Sénat

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COMMUNIQUE DE SEANCE DU SENAT

« Mercredi 23 mars 2016, le Sénat a examiné en deuxième lecture la proposition de loi en faveur de la compétitivité de l’agriculture et de la filière agroalimentaire.

Cette proposition de loi vise à :

    • améliorer la transparence et mieux partager la valeur ajoutée tout au long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, du producteur au consommateur, notamment en instaurant une conférence agricole annuelle, en imposant l’utilisation d’indicateurs d’évolution de coûts de production dans la contractualisation agricole, en plus des indicateurs de prix de marché, ou en instaurant une plus grande transparence sur l’origine des produits alimentaires ;
    • faciliter l’investissement et la gestion des risques financiers en agriculture, notamment en créant un livret vert pour drainer l’épargne populaire vers les secteurs agricole et alimentaire, en permettant aux agriculteurs de reporter les échéances, hors intérêt, des emprunts qu’ils ont souscrits pour financer leurs investissements, lorsqu’ils sont touchés par des crises ou en assouplissant le mode de calcul du seuil de déclenchement de la déduction pour aléas (DPA) ;
    • alléger les charges administratives et financières qui pèsent sur la compétitivité des entreprises agricoles.

Elle a été adoptée en première lecture au Sénat le 9 décembre 2015. L’Assemblée nationale l’a rejetée le 4 février 2016 par adoption d’une motion de rejet préalable.

Le Sénat a adopté ce texte en deuxième lecture.« 

Est-ce parce que la Gauche ne pouvait en retirer des droits d’auteur qu’elle a rejeté ce texte? L’unité nationale aux côtés des agriculteurs aurait été de bon ton! Dommage…

Journée de la Mayenne au Salon de l’Agriculture 2016 : soutenons nos éleveurs !

La journée de la Mayenne au 53ème Salon de l’Agriculture était l’occasion pour Elisabeth Doineau, comme d’autres élus, de venir apporter son soutien aux éleveurs dans un contexte difficile.

L’agriculture française, c’est 490 000 exploitations (nombre qui a chuté de 25% en 10 ans) et 966 000 emplois permanents. En Mayenne, l’agriculture représente 10 500 emplois directs. « La crise agricole survenue à l’été 2015, mais plus largement les difficultés structurelles du secteur, impacte donc un grand nombre de nos concitoyens, en particulier dans les départements comme le nôtre dont l’économie locale repose sur l’agriculture et l’agroalimentaire ».

La majorité sénatoriale a élaboré une proposition de loi en faveur de la compétitivité de l’agriculture et de la filière agroalimentaire, que j’ai cosignée. Examinée en première lecture au mois de décembre 2015, elle vise à apporter une réponse législative partielle, non pas à travers des mesures conjoncturelles, mais en mettant en marche une stratégie de reconquête de notre compétitivité perdue.

Cette proposition de loi l’encourage à travers l’établissement de meilleures règles du jeu entre acteurs des filières agricoles et alimentaires et en facilitant l’investissement et la gestion des risques dans les exploitations agricoles. Quelles sont ces nouvelles règles ?

  • Les clauses de détermination des prix prennent en compte les coûts de production des agriculteurs.
  • Une conférence de filière est organisée chaque année.
  • Allègement des contraintes qui pèsent sur nos producteurs et éleveurs en réduisant les charges patronales pour leurs salariés permanents,
  • Extension d’une année (de cinq à six ans) l’exonération dont bénéficient les jeunes agriculteurs.
  • A chaque norme créée en matière agricole, une norme antérieure sera abrogée (amendement du groupe UDI-UC).

Enfin, la proposition de loi prévoit un dispositif d’information a posteriori du consommateur qui en fera la démarche. L’étiquetage de l’origine de nos produits est nécessaire pour la reconnaissance du savoir-faire de nos territoires, ainsi que le développement des circuits courts. La Mayenne est exemplaire à ce titre, avec l’approvisionnement des denrées dans les collèges (100% français, 50% mayennais).

Ce texte s’inscrit dans une démarche de fond menée depuis plusieurs mois par le Sénat et son président, Gérard Larcher, et n’est donc qu’une étape.

Indépendamment de la proposition de loi sénatoriale, l’instauration d’une TVA sociale, depuis longtemps défendue par le groupe UDI-UC et son ancien président Jean Arthuis, permettrait de diminuer le coût du travail et de regagner en compétitivité.

Communiqué de presse: PPL compétitivité de l’agriculture et de la filière agroalimentaire

Redonnons de la compétitivité à notre agriculture et à notre filière agroalimentaire

Bruno Retailleau, Président du groupe les Républicains et François Zocchetto, Président du Groupe UDI-UC, ont présenté ce matin, leur proposition de loi pour donner de la compétitivité à notre agriculture et à notre filière agroalimentaire.

Depuis le départ, le Gouvernement est dépassé par la crise. Il a pris quelques mesures, mais c’est du rafistolage ! La loi de 2014 est passée complétement à côté de la compétitivité. 30 000 exploitations sont au bord du gouffre, 80 000 emplois sont directement menacés et rien n’est réglé sur le fond ! « Gouverner c’est prévoir et anticiper, on ne veut plus une succession de plans d’urgence ! » a indiqué Bruno Retailleau. Une fois de plus, « le Gouvernement est passé à côté de la réalité du terrain », a estimé Jean Bizet, Président de la commission des Affaires européennes. Nous l’avions pourtant alerté !

Quand l’agriculture va mal, c’est toute la filière agroalimentaire qui est en jeu ! Pour éviter de continuer d’aller de crise en crise, nous avons décidé de tirer les leçons qui s’imposaient. « Nous allons défendre un texte car les mesures du Gouvernement sont insuffisantes. Nous ne pouvons pas laisser le monde agricole sous respirateur artificiel », a déclaré François Zocchetto. Les sénateurs les Républicains et UDI-UC ont déposé une proposition de loi pragmatique qui s’efforce de répondre aux préoccupations de la profession.« Nous avons voulu un texte pragmatique, sans faire de l’idéologie par souci d’efficacité » a souligné, Jean-Claude Lenoir, Président de la commission des Affaires économiques.

A travers de meilleures règles du jeu entre acteurs des filières agricoles et alimentaires, en facilitant l’investissement et la gestion des risques dans les exploitations agricoles ou encore à travers l’allègement des contraintes qui pèsent sur nos producteurs, nous voulons permettre à la France de reprendre son rang de première agriculture européenne. Pour Daniel Dubois, Président du groupe de travail sur la simplification des normes agricoles : « Face à un empilage de normes, nous ne pouvons pas nous satisfaire d’un moratoire. On n’a cessé de mettre du plomb dans la selle du cheval France et maintenant on s’étonne qu’il ne puisse plus sauter l’obstacle ! La surenchère normative est un véritable frein à la compétitivité du secteur ».

«Cette proposition de loi va redonner du cœur à nos éleveurs qui n’y croient plus, » s’est réjoui  Daniel Gremillet, rapporteur de ce texte, qui sera examiné en séance publique le 9 décembre prochain.

Plan d’urgence de soutien aux éleveurs: communiqué de presse du groupe UDI-UC

Plan d’urgence de soutien aux éleveurs 

François ZOCCHETTO

Sénateur de la Mayenne, Président du groupe UDI-UC 

« Une bouffée d’oxygène,

mais nous ne pouvons pas laisser le monde agricole sous respirateur artificiel »


François Zocchetto, président du groupe UDI-UC, réagit, au nom des sénateurs centristes, aux annonces du plan d’urgence gouvernemental de soutien aux éleveurs :

« Nous prenons acte des annonces du Premier ministre détaillées par le ministre de l’agriculture. Les 600 millions d’euros débloqués par l’Etat vont donner une bouffée d’oxygène. Mais face à une crise profonde et à l’angoisse des agriculteurs, ce plan n’est pas à la hauteur des enjeux : nous ne pouvons pas laisser le monde agricole sous respirateur artificiel.

Nous attendions, et attendons toujours des mesures volontaristes. Au-delà des pansements et des mesures de court terme annoncées ce matin, quel avenir pour les agriculteurs et les éleveurs français ?

 Le monde agricole souffre des mêmes maux que les entreprises : les coûts de production sont trop élevés parce que les entreprises supportent le coût des charges sociales.

 Nous devons réformer en profondeur notre système de protection sociale et son mode de fonctionnement. Ils asphyxient nos entreprises et étouffent les filières agricoles et agroalimentaires.

 Au-delà des aides, qui vont bien entendu aider les agriculteurs menacés de faillite, nous demandons au Gouvernement de travailler très vite sur les chantiers suivants :

  • limitation et simplification des normes
  • structuration des filières
  • sensibilisation des consommateurs
  • responsabilisation des établissements bancaires
  • promotion de nos exportations

Les sénateurs centristes, dont beaucoup sont élus de territoires ruraux, entendent l’angoisse des agriculteurs et des éleveurs. Ils nourrissent chaque jour nos concitoyens. Nous devons leur redonner confiance et leur permettre d’exercer leur métier en reconstruisant un cercle vertueux. »

L’UDI prendra une part active à la réflexion sur les filières d’élevage. Au Sénat, Daniel Dubois, sénateur UDI-UC de la Somme, est chargé d’un groupe de travail sur la simplification des normes en matière agricole. A l’Assemblée nationale, deux députés, dont un UDI, vont être chargés d’une mission parlementaire portant notamment sur les filières d’élevage.

Conférence agricole au Sénat: sortir l’agriculture française de l’impasse

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Jeudi 16 juillet, pendant près de quatre heures, le président du Sénat, Gérard Larcher, a réuni autour de la table les représentants de la filière bovine, porcine et laitière, ceux de la grande distribution et sénateurs sensibles à ce domaine majeur de l’économie française. Objectif de cette table-ronde: aboutir à des propositions concrètes sur le court, moyen et long terme pour remédier à la situation difficile des exploitants agricoles. Ces derniers doivent se résoudre à vendre leurs produits à des prix inférieurs à leurs coûts pour rester compétitif sur les marchés.

L’état des lieux est sévère:

  • surendettement des agriculteurs;
  • de jeunes agriculteurs se détournant de leur vocation pour ne pas vivre cette situation. Or, 50% des agriculteurs partiront à la retraite dans les dix années à venir.

Représentants des filières agricoles et de la grande distribution ont, au cours de cette réunion, mis de côté leurs différents pour apporter des solutions constructives.

Ainsi, ils se sont accordés à court terme à augmenter les prix pour desserrer l’étau. A moyen terme, l’ensemble des filières enjoint le Gouvernement à instaurer un plan national pour assurer le désendettement des agriculteurs asphyxiés. A long terme, l’objectif est :

  • d’aboutir à une fiscalité incitative vis-à-vis de l’investissement de modernisation du matériel agricole,
  • de généraliser la contractualisation pour permettre de fixer un horizon des prix à moyen terme,
  • de valoriser les productions françaises par une meilleure segmentation et une meilleure information,
  •  d’inciter les restaurations collectives à ne recourir qu’à de la viande et du lait français,
  • de simplifier drastiquement les normes.

A l’issue de ce tour de table, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, était invité pour échanger avec les professionnels et les sénateurs présents. Il a notamment convenu qu’un plan d’aide financière aux agriculteurs pouvait être une piste, en s’interrogeant toutefois sur les modalités de financement.