Audition sur le rapport « Le CHU de demain »

nurse-2141808_1920.jpgLe 23 janvier 2019, la commission des affaires sociales du Sénat a auditionné Mme Catherine Geindre, présidente de la conférence des directeurs généraux de CHU, sur le rapport « Le CHU de demain ». Ce rapport, commandé aux présidents des six conférences hospitalo-universitaires par les ministres Agnès Buzyn et Frédérique Vidal, s’inscrit dans le cadre des soixante ans des ordonnances fondatrices du modèle des centres hospitaliers universitaires (CHU).

« La force des centres hospitaliers universitaires (CHU), fruits des ordonnances fondatrices de décembre 1958, est d’avoir permis de lier les centres hospitaliers régionaux aux universités par la voie d’une convention d’association et d’avoir créé la possibilité pour les médecins de disposer d’un statut de « bi-appartenants », liant le statut d’universitaire et celui de praticien hospitalier en tant que personnels temps plein partageant leur temps et leurs trois missions principales : enseignement, soins et recherche (décret du 24 septembre 1960). Ce modèle a permis d’unifier une médecine historiquement segmentée entre enseignement et exercice médical et de linéariser les parcours médicaux au sein de dispositifs juridiques liés à l’université et l’hôpital. Un modèle qui a permis une amélioration considérable du service rendu à la population, faisant évoluer la médecine vers l’excellence. »

Le CHU, après 60 ans d’existence, est un modèle qui ne peut être remis en cause, mais il doit évoluer!  Lire la suite

Audition « Femmes et Agriculture » : une femme présidente de la FNSEA, un signal fort pour les agricultrices ?

Eléments de contexte :

  • 1957 : la FNSEA crée une commission féminine.
  • 1961 : le mot « agricultrice » entre dans le petit Larousse. C’est aussi l’année de naissance de Christiane Lambert. Fallait-il y voir un signe pour cette défenseure de l’agriculture ?
  • 2017 : décès soudain de Xavier Beulin. Christiane Lambert devient la première présidente du premier syndicat agricole de France. Christiane Lambert en était sa vice-présidente depuis 2010.

En 2017, la délégation aux droits des femmes du Sénat a enclenché un cycle de tables rondes et d’auditions sur le thème « Les femmes et l’agriculture ».

Le jeudi 30 mars 2017, la délégation a organisé une table ronde sur l’enseignement agricole et la formation des agricultrices et, le mardi 4 avril 2017, une table ronde sur les questions sociales.

Le 23 mai 2017, la délégation aux droits des femmes et la commission des affaires sociales du Sénat ont auditionné Christiane Lambert, nouvelle présidente élue de la FNSEA, pour mieux appréhender la place des femmes dans les métiers agricoles.

Selon Jacqueline Cottier, présidente de la commission féminine de la FNSEA, le choix d’une présidente est un message fort adressé au monde agricole, alors que la profession reste dominée encore majoritairement par les hommes.

25% de femmes exploitants agricoles

36% des salariés du secteur sont des femmes (394 000 femmes qui représentent 93 700 équivalents temps plein). En 2014, seulement 25,5% des exploitants agricoles étaient des femmes contre 12% en 1988 et 8% en 1970. Les métiers de l’agriculture se féminisent mais cela reste modéré : un tiers des nouveaux installés sont des femmes.

Des avancées…

Un certain nombre d’avancées ont néanmoins permis aux femmes d’accéder aux responsabilités. Un premier statut d’agricultrice a été créé en 1988, puis ensuite celui de conjoint collaborateur. Elles sont un peu plus de 30 000 à bénéficier du statut de collaborateur d’exploitation. Mais elles optent de plus en plus souvent pour un statut de cheffe d’exploitation, leur offrant une couverture sociale équivalente à leur conjoint. Depuis 2012, les conjoints peuvent créer ensemble, et à statut égal, un GAEC (groupement agricole d’exploitation en commun).

… et des freins qui persistent

La présidente de la FNSEA note deux freins principaux auxquels sont confrontées les femmes qui souhaitent devenir agricultrices.

Le premier est  la sensation de ne pas avoir assez de « bagage » technique et agricole. Christiane Lambert juge donc capitale l’acquisition d’une bonne formation, que ce soit sur le cœur de métier ou sur la prise de parole. Les agricultrices doivent être en mesure de présenter et de défendre un projet devant différents publics (financeurs, etc.) et de faire face à un monde encore très masculin.

Le deuxième frein porte sur l’accompagnement des maternités des agricultrices qui peut perturber un parcours professionnel. Seulement 55% des femmes qui accouchent utilisent le congé maternité, alors qu’elles pourraient bénéficier d’un financement de leur remplacement. En milieu rural, trouver un mode de garde d’enfants adéquat n’est pas toujours aisé.

Petites retraites pour les femmes d’agriculteurs, quelles solutions ?

Aujourd’hui encore, un trop grand nombre de femmes n’ont pas opté pour un statut social, selon Jacqueline Cottier. Face à cette problématique, Elisabeth Doineau a interrogé Mme Lambert sur les actions que mène la FNSEA pour améliorer les conditions de vie des conjointes d’agriculteurs qui se retrouvent avec de très petites retraites.

Christiane Lambert évalue le montant moyen de ces retraites à 500€. Aujourd’hui, les agricultrices ont des retraites plus élevées, « même si beaucoup ont encore des retraites honteuses au regard des efforts fournis ». La FNSEA milite pour un calcul de la retraite basé sur les 25 meilleures années et sur une fiscalité agricole incitant les agriculteurs à capitaliser pour leurs retraites. Aujourd’hui, le monde agricole compte trois retraités pour un actif.

RSI, un acronyme qui déchaîne les passions

Logo RSI
RSI, un acronyme qui déchaîne les passions, voire l’exaspération, depuis quelques années.

Depuis 2008 et la réforme du régime des indépendants, les raisons n’ont pas manqué de s’interroger sur l’efficacité du dispositif. Le traitement des dossiers a souvent été qualifié de lent et de « parcours du combattant ». La désorganisation a eu des conséquences financières avec des millions de cotisations non recouvrées.

L’audition de M. Gérard Quévillon, président, et de M. Stéphane Seiller, a permis d’échanger sur les perspectives et de connaître les travaux du comité de suivi.

J’ai invité nos interlocuteurs à s’appuyer davantage sur leurs assurés. Trop d’indépendants sont encore excédés par le fonctionnement et surtout par le montant des retraites. Même si la situation s’est améliorée grâce à une gestion maîtrisée, il n’en demeure pas moins que des progrès sont à poursuivre. Faire de ses assurés des ambassadeurs oblige à l’efficience et à l’efficacité du système.  Lire la suite

Audition de Marisol Touraine, ministre de la Santé, sur le PJL Santé

Après 130 heures d’auditions des professionnels de santé, la Commission des affaires sociales a interrogé hier Madame la ministre de la Santé, Marisol Touraine, sur le projet de loi de Santé, pour lequel Elisabeth Doineau est co-rapporteur.
Elle a pu questionner Mme la ministre sur les solutions qu’elle compte apporter sur la désertification médicale, ainsi que sur l’opportunité d’examiner un tel projet de loi alors que le Premier ministre vient de lancer une Grande conférence sur la santé (les conclusions seront publiées en janvier 2016).

Retrouvez via le lien ci-dessous l’intégralité de l’audition de Madame la ministre (intervention d’Elisabeth Doineau à partir de 20:15):

Audition de F. Chérèque sur le rapport d’évaluation du plan contre la pauvreté et l’inclusion sociale

20150212_165531La Commission des Affaires sociales du Sénat a auditionné François Chérèque concernant le rapport d’évaluation de la deuxième année de mise en oeuvre du plan pluriannuel contre la pauvreté et l’inclusion sociale, présenté par l’IGAS (inspection générale des affaires sociales).

Elisabeth Doineau a pu interroger M. Chérèque sur deux points:

  • d’une part, sur le fait que les départements, alors qu’ils sont remis en cause par la réforme territoriale, assument une part croissante de l’action sociale (50% de leurs budgets) et des dépenses liées (RSA notamment);
  • d’autre part, sur le fait que la région devienne le pilote en matière d’emploi (du fait du projet de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République – NOTRe).

Vous pouvez visionner l’intervention d’Elisabeth Doineau et la réponse de François Chérèque via le lien ci-dessous (20′).

Retour sur l’audition d’Anne Courrèges, candidate à la direction générale de l’Agence de biomédecine

La Commission des affaires sociales du Sénat a auditionné ce jour Anne Courrèges dans la perspective de sa désignation à la direction générale de l’Agence de biomédecine. Cette dernière est l’autorité de référence sur les aspects médicaux, scientifiques et éthiques relatifs aux questions du prélèvement et de la greffe d’organes, ainsi que dans les domaines de la procréation, de l’embryologie et de la génétique humaines.

Mon intervention s’est portée sur la méthode que Madame Courrèges entendait mettre en place en termes de communication. Il semble en effet important, d’une part, d’apporter le même niveau d’information et de compréhension des sujets cités précédemment et d’autre part, de mieux communiquer auprès du public.  Lire la suite

Don du sang: le système français est-il en danger?

Elisabeth Doineau est intervenue lors de l’audition de M. Ameisens le 2 décembre, président du comité consultatif sur la bioéthique.

Elle l’a interrogé sur le système de don du sang en France, basé sur le bénévolat et l’anonymat, qui est concurrencé par le système de rémunération des donneurs venu de l’étranger.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’audition en suivant ce lien:

 

Audition de J.-P. Raffarin pour le second texte de la réforme territoriale

Elisabeth Doineau est intervenue lors de l’audition publique de Jean-Pierre Raffarin dans la perspective de l’examen du projet de loi donnant Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe). Ce second texte de la réforme territoriale traite des compétences de chaque niveau de collectivités.

Pour visionner la totalité de l’audition, cliquez sur l’image ci-dessous: