Coronavirus : « Cette crise sanitaire nous permettra de rendre nos sociétés plus résilientes! »

Mercredi 4 mars 2020, le Sénat a débattu sur les mesures de santé publique prises face aux risques d’une épidémie de Coronavirus COVID-19 en France, en présence d’Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé.

Je suis intervenue dans ce débat pour apporter un peu de modération et d’apaisement face à l’emballement médiatique et aux discussions tout azimut dont nous avons pu être témoins ces derniers jours dans nos départements. 80% des cas d’infection sont considérés comme bénins. Le taux de létalité et de contagiosité est relativement faible.

S’il est trop tôt pour évaluer l’ampleur de l’épidémie, je veux croire que cette crise sanitaire nous permettra de rendre nos sociétés plus résilientes.

Bioéthique: la société fait débat et le débat fait société !

Mardi 21 janvier 2020, le Sénat a débuté l’examen du projet de loi de bioéthique. Vice-présidente de la commission spéciale chargée d’étudier le texte, j’ai participé activement à ses travaux.

Prendre ses responsabilités, c’est mieux cerner les enjeux. Prendre des décisions, c’est comprendre la réalité, sa perpétuelle évolution et ses questions sociétales qui s’y rattachent.

Pédopsychiatrie: Des constats partagés, un plan global à construire

Mercredi 8 janvier 2020, le Sénat a débattu du thème : « La pédopsychiatrie en France ». Selon une enquête française révélée en avril 2018, les problèmes de santé mentaux chez la jeunesse sont en passe de devenir l’un des principaux enjeux de santé publique du 21ème siècle. 12,5% des enfants et des adolescents seraient concernés en France.

Notre objectif, collectivement, est d’aboutir à une détection plus précoce des pathologies grâce à une politique ambitieuse de prévention et de coordination, de lutte contre la stigmatisation des personnes malades mais aussi d’accès à la pédopsychiatrie et au développement de la recherche et notamment des neurosciences.

Budget de la santé pour 2020: Non à une réforme moins-disante de l’AME, oui à la recherche sur la maladie de Lyme

Vendredi 29 novembre 2019, le Sénat a examiné les crédits de la mission Santé du projet de loi de finances pour 2020.

Je suis intervenue pour m’opposer aux amendements visant à limiter le champ ou l’enveloppe financière de l’aide médicale d’Etat (AME).

Selon les référentiels portés par les groupes politiques, l’AME incarne soit un mal nécessaire soit le salut de notre nation. Mais en définitive, dans une vision purement pragmatique, l’AME est et restera une aide indispensable avec un rapport bénéfices/risques avantageux.

J’ai défendu également un amendement visant à octroyer des fonds supplémentaires pour la recherche concernant les maladies vectorielles à tiques (maladie de Lyme). Il a été adopté au Sénat. Espérons que l’Assemblée nationale soutienne la démarche que j’ai initiée et qui est portée par 106 sénateurs de tous bords politiques.

Budget 2020 : des crédits supplémentaires pour la recherche contre la maladie de Lyme

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Le 29 novembre 2019 A l’initiative d’Elisabeth DOINEAU du groupe Union Centriste, le Sénat vient d’adopter, un amendement dotant de crédits complémentaires la recherche contre la maladie de Lyme.

 « La recherche est un acteur majeur de la prévention. L’amendement propose ainsi de créer un programme spécifique de recherche contre les maladies vectorielles à tiques, doté de 5 millions d’euros. En apportant des crédits à la recherche fondamentale et appliquée sur cette maladie, nous entendons améliorer durablement la vie des patients. » a précisé Elisabeth DOINEAU, auteure d’un rapport d’information sur la borréliose de Lyme.

L’incidence de la maladie de Lyme a fortement augmenté ces dernières années : de 26 000 nouveaux cas par an entre 2009 et 2014, à 45 000 en 2017 puis 67 000 nouveaux cas dénombrés par Santé Publique France en 2018. La maladie de Lyme fait désormais partie des dix maladies infectieuses les plus fréquentes en France.

En l’absence de systèmes de déclaration obligatoire organisés à grande échelle et compte tenu de l’insuffisante sensibilisation des médecins traitants au dépistage de cette maladie complexe, le recensement du nombre de cas avérés reste incomplet et probablement sous-évalué.

Afin d’en comprendre les enjeux et les conséquences, 4 tables rondes ont été organisées par la commission des affaires sociales ; les conclusions sont reprises dans le rapport remis par la sénatrice au printemps dernier (rapport du 10 avril 2019 à retrouver sur http://www.senat.fr).

Il y est souligné que le diagnostic, la prise en charge et le traitement de cette maladie divisent la communauté scientifique, laissant les malades dans une errance thérapeutique. Or en l’absence de diagnostic rapide, les complications peuvent être lourdes et mener à des dommages irréversibles.

Or depuis les projets financés dans le cadre du « Plan national Lyme » en 2016, aucun financement n’a été accordé à la recherche sur cette pathologie.

« Il est urgent d’octroyer à l’INSERM des crédits dédiés spécifiquement à des projets de recherche tant sur le diagnostic que sur les formes sévères et persistantes de la maladie de Lyme» a conclu Elisabeth DOINEAU.

Bioéthique : Visite de l’hôpital Foch à Suresnes

L’hôpital Foch est un établissement de santé privé d’intérêt collectif (ESPIC[1]) de près de 600 lits reconnu pour sa capacité d’innovation : première transplantation pulmonaire bilatérale au monde en 1989, première greffe de rein et d’utérus en France, etc.

À l’invitation du directeur général Jacques Léglise, j’ai pu visiter le service de maternité et de gynécologie du Professeur Jean-Marc Ayoubi, à la pointe en matière de médecine de la reproduction. C’est son équipe qui a réalisé la première greffe d’utérus de France.

Le parcours de chaque famille est facilité grâce à une aile dédiée et des espaces de repos adaptés aux jeunes parents. Le service maternité assiste près de 3 500 accouchements par an.

Alors que l’examen du projet de loi de bioéthique bat son plein à l’Assemblée nationale, j’ai également pu échanger avec le Professeur Ayoubi sur les techniques et les encadrements de l’assistance médicale à la procréation (ou PMA), sur l’autoconservation et le don des ovocytes, ou encore sur l’analyse génétique de l’embryon.

Dans la perspective de l’examen au Sénat du projet de loi, ces discussions ne manqueront pas d’alimenter ma réflexion.

[1] Les ESPIC répondent à trois engagements vis-à-vis du public : pas de limitation à l’accès aux soins ; pas de dépassement d’honoraires ; continuité du service (accueil 24h/24).

La loi Santé est définitivement adoptée !

Le 20 juin dernier, j’ai eu l’honneur de présider la commission mixte paritaire sur le projet de loi relatif à l’organisation et la transformation du système de santé. Une première expérience que je qualifierai d’heureuse puisqu’elle s’est soldée par un accord.

Il convient désormais de communiquer au plus près du terrain pour fédérer tous les acteurs et favoriser le partage des responsabilités pour imprimer une véritable dynamique.

Car le chantier de la réorganisation de notre système de santé passera davantage par le terrain que par la loi. Mobilisons-nous sur nos territoires !

Question orale: Quelles solutions face à l’exercice illégale de la médecine à visée esthétique?

Le 16 juillet 2019, j’ai interpellé le Gouvernement sur les risques liés à un développement incontrôlé des actes à visée esthétique. Ce phénomène se propage notamment grâce aux réseaux sociaux et à leurs influenceurs. Mais face au coût de ces actes médicaux, beaucoup se tournent vers des esthéticiennes qui cassent les prix et exercent illégalement la médecine.